bibliographie

 

 

Avant de donner le premier coup de bêche,
s'imprégner des mots de
François Terrasson
dans
La Peur de la nature
peut-être alors sera-t-il préférable de remettre le projet à plus tard . . .
à chaque bout de rang, en relire une page

 

Préambule

De la certitude - de Ludwig Wittgenstein : juste parce que j'ai l'habitude de terminer les visites en disant : "tout ce que je viens de vous raconter est vrai, ce qui ne veut pas dire que le contraire est faux" ; et en entendant : "et dire que je venais ici avec quelques certitudes . . ."

Prologues, pauses et épilogues :

L'agriculture naturelle - de Masanobu Fukuoka - 1985 - théorie et pratique pour une philosophie verte - l'art du non - faire : un scientifique japonais lâche son microscope pour regarder la nature avec ses yeux. Au delà de l'agriculture, ou alors prendre le terme dans sa définition d'avant qu'il existe. Et en plus il ne s'est pas contenté de la regarder. "Nous avons perdu de vue à la fois le point de départ et la ligne d'arrivée".

La civilisation anti-nature - François Terrasson 1994 : Un ami me disait "une fois que tu as compris le titre, pourquoi se perdre dans la dilution des détails" . Eh bien , j'aime bien retrouver quelque part des gens avec qui je partageais déjà un avis. Et puis les pléonasmes, ça me fait toujours sourire un peu.

La peur de la nature - de François Terrasson 1997 : l'indispensable de la trilogie Terrasson ; et bien qu'édité en second, la synthèse de ses réflexions.

En finir avec la nature - de François Terrasson 2002 : "Le problème c'est que la nature n'est la nature que quand il n'y a personne dedans". Deux minutes, François ! La nature peut-elle être la nature s'il lui manque l'élément humain ?

Le viol de la Terre - Clive Ponting - La première Histoire de l'humanité racontée d'un point de vue écologique : parce qu'il peut exister un autre point de vue ? "La recherche de la nourriture n'occupe qu'une petite partie de la journée, laissant beaucoup de temps libre pour les loisirs". Je savais bien pourquoi je voulais un jardin.

Eloge de la plante - de Francis Hallé - pour une nouvelle biologie : de l'humour scientifique ; donc pas franchement rigolo. Faire le parallèle entre l'animal et le végétal avec les seuls mots d'homo sapiens ssp. sapiens, je doute ; mais enfin, quelqu'un qui parle de "la partialité de notre conception du vivant" doit au moins être écouté. Et il n'est pas inutile de se rappeler que l'arbre immobile profite plus de la pluie et du soleil que l'homme en mouvement.

Plantes

Tous les Arbres de nos Forêts : de Alan Mitchell : celui qui m'a donné envie d'aller plus loin

Manuel of Cultivated Broad-Leaved Trees & Shrubs de Gerd Krüssman : pour les très longues soirées, encyclopédique, 3 volumes plus 1 pour les conifères ! N&B Anglais.

Dictionnaire des Arbres et Arbustes des jardins : de André Belot : en plus, le mode de reproduction courant et la culture en France, de bons croquis. Français.

Arbres et Arbustes pour parcs et jardins : de Jelena de Belder et Xavier Missone : beaucoup d'espèces rares, comme tous les autres, moins d'images mais le plus varié dans les thèmes ; l'écriture féminine en fait en plus un joyeux livre. Français.

Détails

Découvrez les Fruits sauvages : ah bon, Eric ? Y'a des plantes qu'ont pas de fruits, sauvagement parlant ?

Accessoirement :

Elagage et Taille de formation des arbres forestiers : de Michel Hubert et René Courraud : le complément du suivant, de même qualité, parce qu'il est d'autres raisons et méthodes pour couper une branche, tout aussi justifiées et respectueuses de la plante. Français.

La Taille des arbres d'ornement du pourquoi au comment ; de Christophe Drénou : ça valait le coup de se mettre à vingt pendant trois ans pour atteindre cette qualité ! Comment a-t-on osé tailler avant d'avoir lu ces deux cent cinquante pages ! ! !. La référence de l'époque ; et pour les suivantes ! Français.

Les Racines : de plusieurs, coordonné par celui du dessus : enfin ! parce que le dessous de l'arbre est dedans la terre et donc pas si superficiel. Français

La fin ou le début :

La botanique redécouverte de Aline Raynal-Roques :
Il est temps que l'homme prenne conscience de la nécessité de respecter les êtres, si divers et différents de lui soient-ils. De reconnaître à chacun la dignité d'être individuel, original, irremplaçable ; d'être porteur de vie, ce phénomène étrange, instable et renouvelable, unique et multiple qui est certainement la caractéristique la plus remarquable de la planète Terre.
En chaque buisson, en chaque touffe d'herbe, apprendre à voir un génotype unique, un individu avec ses caractéristiques propres. Comprendre que la survie de l'homme et, au-delà, la continuation du phénomène «Vie», dépend, à terme, du foisonnement génétique des végétaux. Cesser de détruire le «désordre» naturel, fait de nombreuses espèces, pour le remplacer par un paysage artificiel appauvri où l'on plante les quelques génotypes, multipliés végétativement, que l'on cultive partout. Accepter bien sûr les destructions nécessaires au développement de l'humanité, mais les limiter au nécessaire ; être conscient du fait que les surfaces de sols écorchées, perturbées sans raison valable, sont plus étendues que celles réellement consacrées aux installations humaines.
Comprendre enfin que la dualité «homme - nature» n'est une relation ni d'opposition ni de dépendance, qu'elle est complémentarité ; cette dualité, qu'on peut aussi bien dire «homme - plante», exprime les deux faces d'un même phénomène, indissociables, l'une n'existant pas sans l'autre. Peut-on suggérer que l'avenir sera harmonie entre la plante et l'homme, ou ne sera pas ?"

un scientifique qui "commence" comme ça, t'acceptes plus facilement qu'il te dise que deux et deux ça fait quatre . . .

des détails sur ces livres

Ponctuations :

Jacques Prévert - mes Professoeurs de français - Françoise Mallet-Joris - Luis Bunuel - Konrad Lorenz - Christiane Rochefort - Leny Escudero - mes Soeurs - Charles Darwin - Bob Dylan - Jean Giono - mon Père - Sigmund Freud - Salvador Dali - Milton Mezz Mezzrow - Jean-Pierre Mocky - Boris Cyrulnik - Ernest Hemingway - mon Premier Amour - ceux des autres jours - et mon Dernier Avenir

(Cette liste, de gens en vrac, aurait pu évidemment être beaucoup plus longue, en passant par Steinbeck, Baudelaire, ou aussi Maupassant ;
mais elle serait trop longue puisque chaque écriture lue, comme chaque parole entendue, sont sans doute d'égal impact malgré une trace différente
. . . oui, il n'y a pas de ces grands auteurs qu'on apprend à l'école, puisque je ne cite ici que les auteurs que je choisirais en dehors, sans autre influence qu'une curiosité ordinaire, ne serait-ce que l'image de couverture de ces "livres de poche" ; une image, un titre, une autre façon d'aller à la découverte)

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