Les Conifères

 

 

Persiste, et signe

Les conifères ont toujours représenté pour moi, comme une définition de l'Arbre, les pins plus particulièrement, et le Pinus sylvestris, du Nord, pour l'avoir travaillé longtemps beaucoup et encore un peu, et sans doute aussi pour l'attrait des régions où il pousse, en priorité et réciproquement.

Il est fort probable que ce point de vue aurait été pondéré par la connaissance du pin tabuliformis, encore plus tabulaire, palustris, un seul bourgeon pendant sept ans, aristata, le tronc après quatre mille ans, bungeana, une peau de platane, densiflora, la douceur des aiguilles, parviflora, la couleur du feuillage . . .

Ces grands arbres occupent naturellement au sol, un espace minimum, à l'inverse des sapins, les écorces sont plus vivantes et plus mystérieuses que celles des bouleaux, la tête est haute, sans faire trop d'ombre à leurs voisins, le geste élégant dans la rusticité de la ligne.

Sequoiadendron giganteum pour sa taille, Metasequoia glyptostroboides, son écorce, Cryptomeria japonica, sa couleur, Sciadopitys verticillata, ses feuilles, Taxodium distichum, ses racines, Microbiota decussata, le contraire.

Je n'inclurais pas ici le Ginkgo biloba, ce ne sont pas ces critères qui me le rendent déterminants, malgré sa définition de persistance de l'éphémère.

ils m'avaient dit "c'est pour toujours"
et de fils en aiguilles, me suis retrouvé nu
ouvert à d'autres vents
bercé par les courants