en fin

 

dessin corneille

 

"Quand ils vous diront que je suis mort, n'en ayez pas trop de chagrin,
je serai en train d'écouter
le chant des oiseaux"

 

Maintenant le décor est planté, il ne nous reste plus qu'à y vivre ; et, seulement surveiller la croissance, les risques du temps, mais si ce sont les seuls ce sera facile, c'était prévu, et à l'entretenir : arroser juste pour la reprise, transplanter, ce qui n'est pas ou plus à la "bonne" place, maintenant trop à l'ombre, ou trop proche de l'autre, tailler, au minimum mais un peu quand même puisque c'est un jardin, élaguer, en simple accompagnement de la plante, désherber, c'est à dire choisir les plantes en fonction de l'endroit, en prenant garde à ce qu'aucune de ce fait ne disparaisse du lieu, bouturer, c'est marrant aussi, semer, pour le suspens, et parce que plus la fin est proche moins on a d'urgence à voir le résultat, planter, celles qui manquent, construire, les aménagements qui n'auront pas besoin d'attendre dix ans pour produire leur effet, contempler, c'est ce qui prend le plus de temps ; quel boulot ! mais le temps, on l'a ; on n'a pas planté que pour nous, la portée est tracée, enfin, à l'encre sympathique ; poser une note ici, ajouter une touche de gris dans le ciel bleu, souligner la bordure, en prime, vert, essayer une virgule, et supprimer tout les points, définitifs, pour une mélodie dans l'air du temps . . . et souhaiter simplement "qu'ils ne changent pas ma chanson"

 

le voyage est sans fin
parti de rien
arriver au même point
O