. . . mon plus beau paysage est celui que je vois . . .

. . . mon gîte le plus doux est celui que j'habite . . .

. . . pourquoi attendre de n'être plus pour partager ce monde . . .

 

il n'est pas de début pas plus qu'il n'est de fin
le point est infini puisqu'il n'est que milieu
et ce n'est pas vivre que tourner en rond autour de l'inexistence
nous serons donc là, ou plutôt, nous passerons un moment dedans, dans un autour mouvant

 

un jardin, c'est un bout de nature avec un homme plus ou moins dedans
ensuite, selon le dosage de chacun, la grandeur du bout et la quantité d'êtres, le rapport entre les deux, l'un ou l'autre peut perturber cet équilibre instable
bon . . . donc un équilibre, instable pas essence puisque l'équilibre est recherche plus qu'état
un disait, "la nature c'est où l'homme n'a pas d'influence" ; sauf que l'endroit où un organisme n'influe pas il n'existe pas ("je" ne peut être "l'autre" si l'autre n'est pas je aussi)
il s'agit donc bien d'un rapport entre les éléments constitutifs d'un ensemble, où chaque élément à sa place, joue son rôle, d'être, par l'autre donc pour l'autre et réciproquement, en évolution relative du temporaire permanent

un espace à ma mesure ou prendre la mesure de mon espace ?
un espace à ma mesure où prendre la mesure de mon espace !
prendre ma mesure dans cet espace incertain . . . plus facile de mesurer la planche que de cerner le bois (c'est ainsi qu'est née la voiture, un espace, un monde, clos, petit donc facile à lire, comprendre, et l'homme aux commandes ; le vélo était prémonitoire ; à partir du moment où l'homme chercherait à aller plus vite que la vitesse du monde, inévitablement, il sortirait du monde ; mais pourquoi s'en fuir en refusant que d'autres restent y vivre paisiblement ?

j'ai arrêté de croire un dieu au moment où je n'ai plus voulu prendre sa place ; je veux dire dès que j'ai eu trouvé la mienne

la propriété c'est du vol, donc en avoir pour être libre quelque part . . .

placer trois bouts de bois, placer trois bois debout
les charpentes des arbres  pour faire le toit du nid
trois ou quatre autres nids à l'ombre pour abriter le lit

la maison dans les arbres est celle de l'oiseau

le sauvage est l'indigène d'ailleurs,
refusé chez soi,
l'indigène d'un monde où l'on refuse de s'intégrer,
parce que s'intégrer est s'imprégner de l'autre,
et alors que resterait-il de mon Je

ce n'est pas parce qu'on est bien chez soi qu'il faut être mal quand on va chez nous

 

y pénétrer par l'entrée, l'aborder de l'intérieur, par un chemin détourné, hésiter encore un peu,

le jardin---------------- les gîtes----------------- le collectif du Chêne-Vert----------------- le club CPN 

ou tout de suite au coeur de l'histoire

l'arboretum

ou, pour ceux qui commencent un livre par la fin

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ou encore, dé in ré fléchir

réflexions