Un jardin ?

 

trouée

NON !

Merde, il a fallu que je commence une nouvelle page juste pour ça et je n'ai plus rien à vous dire. Je pourrais aller planter un arbre de la pépinière, ou arracher deux trois pieds d'herbes qui cassent un peu la perspective sur la silhouette de l'azalée . . . l'inspiration viendrait peut-être et je pourrais remplir la feuille . . . mais la feuille elle s'en fout, attend patiemment l'automne pour aller faire un tour, regarde le pauvre type, dessous qui arrose sa tombe.

Et puis ! un jardin, un parc, un arboretum, . . . ?

Ou plus simplement un, j'allais dire paradis mais je me sens trop près de ce que l'on veut nous faire croire qu'il était pour faire encore partie de ceux qui le revendiquent aujourd'hui. Et nous ne sommes pas là pour rêver, il faut creuser remblayer, tronçonner élaguer, arroser abriter, arracher planter.

Stop ! ! !
S'asseoir encore cinq minutes et réfléchir
Sur un sol propre rien ne germe, seul l'excrément est créatif !

Je commencerais donc par ne rien faire, juste vivre doucement dans ce jardin sale, je veux dire naturel. J'essaie d'être prudent avec ces mots, propre, qui ne sont pas un état, bien plus un attribut, une décoration, une médaille épinglée, par le premier dictateur venu au nom d'un Dieu, sur le ventre de valets qui nous ont fait ce lait qui "n'est plus un don de la nature mais le résultat complexe d'un processus maîtrisé". Pour résumer, la tache noire sur le pantalon blanc, lavé, est-elle encore sale ? Et le ver de terre ? Vous avez essayer de le laver ? Le gant de toilette reste sans trace !

Revenir au début, brasser un peu pour obtenir un mélange homogène et fertile,

Et seulement à l'endroit où planter, ailleurs ne rien toucher, même s'il est difficile d'avoir, pendant longtemps encore, raison seul contre tous ; La table rase ou la boule à zéro, pas sûr que le microclimat en soit plus favorable.

J'ai oublié, au début, la première chose à faire : clôturer, fermer, se fermer, s'enfermer.

Vous avez eu peur ! de joie : "ça y est, déjà, il devient un peu plus humain, oublié ses sentiments naturels, se rapproche de nous, rentre au bercail. Retour à la réalité." Rassurez-vous, je continuerais le débat un peu plus loin, assis au pied de la haie, mais pas ici, le jardin n'est pas lieu de polémique puisqu'il est fertile.

 

dominé par l'abri végétal
baigné d'un milieu animal
essayer d'être humain

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