Un jardin

 

nuit

 

La ligne droite est le plus court chemin, pour aller d'un point à un autre, encore faut-il vouloir y aller

 

La première idée d'une île, par création d'un bras de la rivière, a vite été abandonnée après le nouveau point de vue dégagé par la suppression des peupliers ; le résultat serait trop artificiel, pour un trop long temps.

Cependant, la nécessité de supprimer la mouillère formée par la plantation de ce mur, a permis la réalisation du plan d'eau. Cette surface représente un intérêt à mon avis supérieur, et différent, en possibilité de culture, par rapport à la rivière : installation de plantes aquatiques (Nénuphars, Thalia, Plantain d'eau . . .), contrôle plus facile du niveau des eaux, limitation de l'action des ragondins. Parce que pour les ragondins, même appelés myocastors ou lièvre de marais, lorsque comestibles quand ils vivent dans des eaux non polluées (c'est où ?), à défaut d'élever aussi des tigres et des crocodiles, et là j'ose pas, on ne peut que limiter.

J'ai très longtemps été bloqué pour le dessin général du jardin.

Je ne voulais pas un jardin anglais ou italien ou japonais ou français, juste un endroit tout gauche, et un en vert et en couleurs, avec des plantes, comme on en voit encore quelques-uns quand on n'est plus en ville, un jardin sans barrière, un jardin sans bannière, sans culture, enfin, avec un minimum quand même, mais c'est pas de celle-là que je parle.
Quoique.

La visite de nombreux arboretums, (c'est ronflant comme terme pour un pays qui en compte si peu) semblait ne pas apporter de réponse satisfaisante. Seul paressait se confirmer le désir d'un grand sous-bois, avec une clairière, quelque chose comme un "arboretum paysagé". Loin des parcs, lieux clos où l'on enferme, différent du jardin botanique de grande ville, zoo végétal,.
Jardin français ? Négatif, chef ! Jardin italien ? trop du Sud ; Jardin anglais ? Pas mal ; un peu trop clean, japonais ? Aussi, mais pas assez zen, moi, et, soudainement, comme toujours :

l'allée !

Le dessin était maintenant terminé : je suivrais le cheminement du chien, je chercherais l'endroit d'où je viens, celui où je souhaite aller, par quels détours, avec quels moyens, en compagnie de qui, et quand, ou même pourquoi. Enfin, peut-être, j'ai déjà essayé, c'est pas simple . . .

 

tracer ma route
l'oublier en chemin
la retrouver demain
ou une autre

ponton